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L’arrivée de l’hiver : la mort des pauvres

En Afghanistan, on a coutume de dire que l’arrivée de l’hiver annonce la mort des pauvres. Cette année, la neige et le froid n’ont fait leur apparition qu’en janvier mais ils n’en ont été que plus rigoureux, affectant surtout le centre et l’ouest du pays, où l’on déplore déjà la mort de 200 habitants et 200.000 têtes de bétail. La région d’Hérat, proche de la frontière iranienne et peu habituée à une telle abondance de neige, est d’autant plus meurtrie qu’elle doit faire face à un retour massif de réfugiés.
Beaucoup d’Afghans sont isolés, de nombreuses voies d’accès étant coupées. Les vitres sont recouvertes de plastique, protection dérisoire par une température de –15°. On imagine la souffrance de ceux qui ont pour seul abri une maigre tente…
La solidarité familiale est plus que jamais essentielle à la survie. Tandis que le pays vit au ralenti, les universités et les écoles étant fermées et les chantiers interrompus, on se retrouve autour du chauffage traditionnel, le « sandali » : un récipient en métal contenant des braises de charbon couvertes de cendres se trouve sous une table en bois, elle-même recouverte d’une vaste couette sous laquelle on se glisse pour avoir bien chaud.

Un système efficace mais qui nécessite deux kilos de charbon par jour dans un pays où l’énergie, rare, est de plus en plus onéreuse. Le litre d’essence est passé de 36 à 50 Afghanis alors que le salaire d’un fonctionnaire ne dépasse guère en moyenne 4000 Afghanis par mois.

Une fois de plus, l’aide internationale ne semble pas toujours répondre aux besoins essentiels des Afghans. Dans la capitale, l’eau est rare et il n’y a que deux heures d’électricité par jour.
Merci de votre soutien fidèle à l’Afghanistan et de votre générosité renouvelée, plus que jamais nécessaires si nous ne voulons pas que la détresse et le mécontentement de la population soient instrumentalisés par les extrémistes.