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NORMALISATION * Pour les membres de l'association revenus à Kaboul un an après, les changements dans la ville sont notables. Au niveau du symbole, il est important
de rapporter que le tchadri recule à Kaboul. L'an dernier, nous
avions estimé à entre 10% et 15 % le taux de femmes sans
tchadri. Aujourd'hui, on est autour de 50 %. Les femmes et en particulier
les jeunes sont beaucoup plus ouvertes et souriantes dans les rues. Cette
situation est propre à Kaboul mais le tchadri reste encore la règle
à la campagne. Il est impératif que la communauté
internationale, et notre pays en particulier, soit attentif à soutenir
cet élan. Ce sentiment partagé nous a fait
vivre comme une insulte au bon sens et / ou à l'honnêteté
les propos entendus de Mr Alix, auteur d'un ouvrage sur la drogue, qui
parlait sur RFI « d'anarchie totale » en Afghanistan. On y
repère les habituelles litanies de ceux qui ont soutenu les autorités
pakistanaises, puis les talibans «modérés» contre
la résistance de Massoud et des siens et qui ne peuvent se faire
une raison de leur tragique erreur d'analyse. Ces petitesses n'empêchent pas l'Afghanistan d'avancer en terrain miné (certes, à tout point de vue) sans les catastrophes que nous annonçaient ces Cassandres dont il faudrait explorer un jour les arrière-pensées dont nous pensons qu'elles n'ont même pas la grandeur de reposer sur une analyse politique erronée. Paul Le Meut, secrétaire général * ce texte est adapté de l’éditorial
d’A-B infos qui a été adressé de Kaboul à
nos adhérents, preuve entre autre de la normalisation.
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