Communiqué de février 2003
DARAH-Afghanistan s’associe aux rassemblements et manifestations du 15 février contre une guerre dite « préventive » contre l’Irak.
L’intervention en Afghanistan de la coalition menée par les USA
avec l’aval de l’ONU répondaient à une agression caractérisée
de la part d’Oussama Ben Laden, protégé, ou protecteur,
des talibans.
Elle était une réparation des dégâts provoqués
par le soutien implicite ou explicite de nombreux pays occidentaux aux mêmes
talibans.
Elle pouvait s’appuyer sur une résistance légitime dirigée
par le gouvernement l égal de l’Afghanistan reconnu par l’ensemble
de la Communauté Internationale mois trois pays (Pakistan, Arabie Saoudite,
Emirats Arabes Unis), les soutiens les plus visibles du terrorisme fondamentaliste.
Aujourd’hui, la guerre dite préventive contre l’Irak ne présente
aucune de ces caractéristiques.
Outre le peu d’éléments objectifs sur lesquels elle repose,
elle risque d’aggraver le fossé entre les grandes puissances et
le monde musulman.
Elle risque d’aggraver le terrorisme fondamentaliste. Oussama Ben Laden
ne s’y est pas trompé. Lui qui hait le régime athée
de Saddam Hussein jette de l’huile sur le feu pour saisir cette opportunité.
Pour l’Afghanistan, alors que les services secrets pakistanais tentent
de redonner corps aux troupes talibanes dans la ville de Peshawar (Pakistan)
où la musique est désormais interdite comme dans le Kaboul des
talibans, cette guerre serait un élément majeur de déstabilisation.
Toutes ces raisons nous amènent donc à nous associer au mouvement
contre les préparatifs de guerre en Irak.
Paul Lemeut
Secrétaire Général