Avec Darah-Afghanistan et Art Sud redonnons
vie à la ville martyr d'Istalif
PROJET LOGEMENT - VILLE D' ISTALIF, PLAINE
DE CHAMALI
CONSTAT
Comme nous l'avons écrit clairement lors de
la première mission de l'Association dans la vallée du Panshir
en 1999, la plupart des habitants à se réfugier dans cette
région, étaient originaires de la plaine de Chamali. Cette
région au nord de Kaboul, s'étendant sur 70 km jusqu'à
la ville de Charikar, a été complètement détruite
par les talibans et leurs alliés qui ont pratiqué la politique
de la terre brûlée. Cette partie du territoire afghan était
devenue inhabitable : les champs, les vergers, les arbres et les vignes,
la nature, les maisons, les commerces, tout avait été détruit,
brûlé, de façon à interdire tout retour possible.
En 1999, ce fut 145 000 personnes déplacées, qui ont quitté
précipitamment leurs terres, sans rien emporter.
Aujourd'hui, tout est à reconstruire.
Beaucoup commencent à revenir sur leurs terres brûlées
avec pour seul bien une tente donnée par les Nations-Unies. Ces
familles ont décidé de s'installer dans les ruines de leur
ville, malgré l'hiver et la neige, sans chauffage, loin de tout,
allant jusqu'aux bazars de Kaboul (50 km) pour acheter de quoi se nourrir.
NOTRE INITIATIVE
L'Association DARAH poursuit son aide
envers cette population déplacée dans sa volonté
de retour à Istalif dans la plaine de Chamali. Le premier travail
est donc de leur permettre de se loger. Dès le mois de décembre
2001, un atelier de menuiserie a été ouvert à Kaboul
avec 5 menuisiers et 1 coordinateur de travaux. Aujourd'hui, cet atelier
a été déménagé à Istalif et
emploie régulièrement 13 menuisiers.
En aucune manière, l'Association ne peut venir en aide à
l'ensemble de la région, ce qui nécessiterait des millions
d'Euros d'investissement. Sa contribution consiste à travailler
sur la ville d'Istalif. Ville importante de la plaine de Chamali, située
à 50 kms de Kaboul, avec ses 18 000 maisons à l'origine,
regroupées en plusieurs hameaux distincts, Istalif comptait 45
000 habitants, avec de nombreux commerces, des établissements scolaires
et administratifs. Aujourd'hui, on estime à 10 000 le nombre d'habitants
de retour, vivant bon gré mal gré dans les ruines de la
ville, sous des tentes, ou dans les mosquées qui ont été
les seuls bâtiments épargnés par les talibans .
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